Hôpital Riviera Chablais : les engagements ne sont pas respectés

hrc_gynecologieL’Hôpital Riviera-Chablais ne tient pas les promesses faites par le Conseil d’Etat en 2008 au sujet des conséquences de la construction de l’hôpital unique Riviera-Chablais à Rennaz. Après avoir décidé de ne pas maintenir à Vevey un centre de dialyse ambulatoire, c’est au tour de l’obstétrique de faire l’objet de mesures intempestives. Le municipal et député Jérôme Christen interroge le gouvernement vaudois sur ces engagements non tenus.

Au début du mois d’octobre, le personnel était informé que la pédiatrie et la maternité de l’Hôpital du Samaritain seraient transférées de manière anticipée à Aigle environ une année avant le transfert défintif sur le site du futur Hôpital de Rennaz dont l’ouverture est prévue à l’été 2019.

Quelques jours plus tard, le 7 octobre la direction de l’Hôpital Riviera Chablais confirmait partiellement ces informations en précisant toutefois que le choix du site de ce regroupement (Aigle ou Vevey) n’était pas encore décidé et que sa date restait à déterminer.

La direction du HRC n’en est pas à sa première tergiversation puisque, ce projet de regroupement à Aigle avait déjà été évoquée à la fin de l’année dernière, mais avait été abandonné afin d’éviter une polémique peu avant les élections cantonales.

Le 12 octobre les députés socialistes du Chablais valaisan ont réagi jeudi par un communiqué exhortant l’hôpital à « faire marche arrière ». Ont-ils été exaucés ?

On pourrait le croire à la suite qu’un bel effort de communication (enfin!) de l’HRC qui publiait jeudi 12 octobre, encarté dans le quotidien Le Régional, un supplément sur le futur Hôpital de Rennaz et ses conséquences pour les hôpitaux locaux.

Que pouvait-on lire à la page 7 de ce supplément: «La maternité d’Aigle et de Vevey Samaritain seront fermées dès l’ouverture de l’Hôpital de Rennaz». Donc maintenues jusque là sur leur site respectif.

La nouvelle est réjouissante mais en contradiction avec le communiqué de presse publié quelques jours plus tôt. On ne sait donc plus trop sur quel pied danser.

Dans ce contexte, nous posons les questions suivantes :

  1. Le Conseil d’Etat a-t-il été tenu au courant de ces intentions de regroupement avant l’heure prévu initialement et quelle est sa position ?
  2. Comment peut-il justifier une telle mesure contraire aux engagement pris par la direction de l’HRC ?
  3. Comme cela est déjà le cas pour la dialyse, on pourrait imaginer que cette lacune soit comblée par l’ouverture d’une antenne pédiatrique privée. Comment le Conseil d’Etat se positionne-t-il par rapport à cette privatisation de prestations de soins qui vont concurrencer le secteur public et peuvent contribuer à une augmentation des coûts globaux de santé ?
  4. La politique de l’Hôpital Riviera-Chablais est-elle compatible avec les objectifs du Conseil d’Etat en matière de santé publique ?
  5. Si non, quelle est la marge de manœuvre du Conseil d’Etat pour faire revenir la direction de l’HRC à des meilleures intentions ?

Jérôme Christen                                       Vevey, le 20 octobre 2017

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