Vevey Libre propose la réouverture d’un centre de jeunes à Vevey

Capture d’écran 2019-10-12 à 09.14.40La ville de Vevey, pionnière en matière de politique de la jeunesse ne dispose plus d’un centre de jeunes permanent, comme l’ont été le Gavroche et l’Equinox qui ont connu un succès considérable jusqu’en 2017. Vevey Libre estime que l’activité des éducateurs de rue s’adresse  plutôt à des jeunes en rutpure, alors que d’autres catégories de jeunes, tous âges confondus, ont besoin d’un lieu de rencontre sédentarisé où ils peuvent se retrouver plutôt que d’occuper les halls des centre commerciaux. La renaissance d’un centre de jeunes nous paraît indispensable et le postulat déposé par Anne-Francine Simonin (photo) demande à la Municipalité d’agir en ce sens.

Jeudi soir le Conseil communal a accepté de le renvoyer à une commission pour étude et rapport.

Voici la demande étayée d’Anne-Francine Simonin

Pour un centre de jeunes à Vevey

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Un titre surréaliste ? Loin s’en faut ! Notre ville de 20’000 habitants, qui a été pionnière en matière de politique de la jeunesse, ne dispose plus d’un centre de jeunes permanent.

 

 

 

Une des première action, généralement menée dans ce secteur, est l’ouverture d’un centre de rencontre/d’une structure d’accueil pour les jeunes. Cette revendication des jeunes veveysannes et veveysans du début des années septante, a été satisfaite quelques années plus tard avec, et par ordre d’apparition :

– le Gavroche, à la place de l’actuel Musée suisse de l’appareil photographique (Grande Place 99)

– l’Equinox au rez de l’auberge de jeunesse (Grande Place 5), aujourd’hui Vevey Hôtel. – Secteur Animation, dans le bâtiment du SIGE.
- Depuis 2018 : Plus rien !

Sur le site internet jeunesse.vevey.ch, il est toujours fait mention d’activités telles que les soupers du jeudi, alors que les locaux du quai Maria Belgia 16 ne sont plus affectés à l’animation jeunesse !

Des jeunes orphelins

Plusieurs générations de jeunes veveysannes et veveysans gardent d’excellents souvenirs des deux premiers sites et ont eu le sentiment d’être considérés par cette mise à disposition de magnifiques locaux au centre-ville. Cette considération qui a été écornée depuis le déménagement dans le bâtiment du SIGE et n’existe plus depuis l’été 2018.

Bon nombre de jeunes se sentent définitivement orphelins depuis la suppression d’un site permanent, sorte de balise, avec des activités destinées à un large panel de jeunes (9-20 ans) et pour lesquelles, dans certaines circonstances, les grands pouvaient coacher les plus petits.

La fin d’une histoire

Quand, en 2015, le centre de jeunes a finalement été relégué dans des locaux situés dans le bâtiment du SIGE et en prenant le nom « secteur animation », la considération était déjà amoindrie « les jeunes devaient quitter l’hypocentre de la ville. Depuis la dernière rentrée scolaire, il n’y a plus de centre permanent de jeunes à Vevey !

Nul doute que les efforts réalisés par la ville de Vevey en faveur de jeunes dans une phase de vie difficile ont été constants depuis ces débuts notamment par le développement de l’activité des éducateurs de rue à l’enseigne de Ginkgo. Des animations de quartier sont encore organisées dans les maisons de quartier de Bel Air, de la Villa Métisse, à la jouerie de Gilamont et aux Bosquets notamment, mais les jeunes n’ont plus un point de chute fixe qui répond pourtant à une demande depuis une cinquantaine d’années.

Pourtant une nécessité…

Certaines catégories de jeunes, tous âges confondus, ont besoin d’un lieu de rencontre sédentarisé où ils peuvent se retrouver plutôt que d’occuper les halls des centre commerciaux. L’autre pan, le secteur « éducateur de rue » s’adresse plutôt à des jeunes en rupture tandis que les animations de quartier sont ponctuelles et ne peuvent répondre à besoin hebdomadaire.

Le clivage de ces deux pans – animation VS éducateur de rue – est néfaste pour le travail avec les jeunes. En matière de prévention, mettre à disposition un lieu pour tous les jeunes nous parait indispensable.

Une utilité et un besoin démontrés

Les enquêtes, menées depuis 20 ans auprès des jeunes, démontrent qu’ils sont attachés à un site fixe. En 2001, le centre Equinox a même compté jusqu’à 271 jeunes inscrits sorte de membres permanents qui faisaient « tourner la baraque » : Ils étaient consom-acteurs de leur lieux. Depuis, la fréquentation a certes baissé comme on l’observe d’ailleurs dans d’autres centres de jeunes en Suisse, mais on peut estimer tout de même qu’entre les fidèles et les ponctuels ce ne sont pas loin d’une cinquantaine de jeunes qui fréquentaient le secteur animation du quai Maria Belgia, chaque semaine, ce qui n’est pas négligeable.

Des mesures peuvent être prises pour assurer la fréquentation d’un tel centre. Il importe que tout un chacun puisse s’y sentir à l’aise en favorisant l’intégration des nouveaux-venus et en évitant que des groupes exclusifs monopolisent l’usage des locaux. Cela peut se faire notamment en proposant un large éventail d’activités susceptibles d’intéresser un large public et une régularité dans cette offre.

L’inexistence d’un lieu de rencontre a eu également pour corollaire un désintérêt pour les activités du secteur anination avec notamment l’abandon de la tenue d’un stand à la Saint- Martin qui avait permis en autre, le financement d’activités extra-muros. La participation de plus en plus faible à Ani-Mai et le manque de relève dans bon nombre d’associations veveysanne.

Le présent postulat demande en conclusion à la Municipalité qu’elle recrée un centre de loisirs permanent mis à disposition des jeunes veveysannes et veveysans encadrés par le secteur animation de la ville.

 

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