Vevey Libre propose un deuxième réseau de chauffage à distance pour un approvisionnement énergétique local et durable

Capture d’écran 2019-11-26 à 11.18.15Scander l’urgence climatique est certes nécessaire pour faire prendre conscience aux masses populaires de la nécessité s’agir, mais cela ne suffit évidemment pas. Il faut des mesures concrètes. Vevey Libre a proposé et défendu depuis de nombreuses années différentes mesures parmi lesquelles  des transports publics plus efficients, le recyclage des déchets, la mobilité douce, l’assainissement des bâtiments et le chauffage à distance à bois. Au vu de son succès, Pascal Molliat, au nom du groupe Vevey Libre, a proposé de développer un deuxième réseau alimenté par de l’énergie durable. Son postulat a été transmis directement à la Municipalité pour étude et rapport.

Développement du postulat PASCAL MOLLIAT.

Capture d’écran 2019-11-16 à 09.33.03On parle d’urgence climatique, certes, mais que faire au niveau de Vevey ? Comment passer d’un concept à des actions concrètes ayant un réel impact sur notre empreinte écologique et qui sont soutenables économiquement ?

En réalité, cela fait plus de 20 ans que la ville de Vevey agit pour le développement durable et investi dans les ressources et les outils qui permettent d’agir. Un énorme travail de fond couronné par le label « Cité de l’énergie Or » est déjà fait par l’Agenda 21 et l’Energie ainsi que par l’ensemble des services communaux. Ce travail mérite qu’on le salue à sa juste valeur.

C’est cet investissement sur le long terme qui nous permet actuellement d’avoir les connaissances et les forces vives pour réaliser dans le concret des projets pour la transition énergétique. Projets allant dans le sens tout à la fois des citoyens, du développement durable et de l’économie.

Anticiper un projet long à un construire

Le chauffage à distance (CAD) est un bon exemple d’investissement dans le temps. Construire le réseau prend des années, pas à pas, en parallèle des démarchages et des raccordements des bâtiments. La preuve de la politique de fond menée par la Ville en la matière est que notre réseau CAD, qui est alimenté pour l’instant exclusivement par la centrale à bois des Toveires, va cet hiver sur son second hiver de fonctionnement.

Le bilan est d’ailleurs implacable : un tiers de la consommation des bâtiments communaux couvert par le bois de Blonay et St-Légier plutôt qu’avec des énergies fossiles importées pour environ la même proportion d’émission de CO2 en moins. Ajoutons la sécurité de l’approvisionnement, du prix, le cycle court de distribution et il semblerait que nous ayons là une solution si ce n’est idéale, au moins nettement meilleure, soutenable et durable que la précédente.

Capacité maximum bientôt atteinte

Toutefois, la chaufferie à bois installée actuellement atteindra bientôt son potentiel maximal de 10’000 kW et il s’agira alors de trouver d’autres sources d’énergies durables pour alimenter les potentiels extensions de réseau sur les zones non couvertes de la ville.

Donc, afin de poursuivre les efforts déjà entrepris et accélérer la transition énergétique à l’échelle de notre ville, nous invitons la municipalité à :

Etudier l’opportunité de développer de manière ambitieuse le CAD à Vevey via le développement du réseau et/ou d’un second réseau et l’étude d’implantation de nouvelles centrales de chauffe utilisant dans la plus grande proportion possible un ou plusieurs agents énergétiques durables.

On peut encore rappeler que cette proposition fait partie intégrante du programme de Vevey Libre lors de prochaines élections. dans lequel nous parlions de développement d’un projet de chauffage à distance par cogénération et pompe à chaleur en utilisant l’eau du lac. Pascal Molliat a préféré laissé la parte ouverte à une alimentation par d’autres sources d’énergie.

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